Pourquoi le diable adore la démocratie

Traduction de « Why the devil loves democracy » par Marco Den Ouden sur le site de la Foundation for Economic Education

Beaucoup de personnes pourraient être surprises que C.S. Lewis, l’auteur bien-aimé des Chroniques de Narnia, ait quelques idées intéressantes sur des sujets comme le désintéressement et la démocratie. Bien qu’il soit un apologiste chrétien, Lewis, comme Ayn Rand, croit que le désintéressement est un vice, et non une vertu, et il dédaigne la démocratie pour sa promotion de la moyenne, son nivellement et son mépris de l’excellence. Il fait tout cela dans le contexte de son travail merveilleusement spirituel et tranchant, « The Screwtape Letters » (note du traducteur: Tactique du diable), une série de lettres « trouvées » contenant les conseils d’un diable supérieur à son jeune neveu, un diable junior qui apprend les ficelles du métier.

Lewis et Tolkien ont enseigné la littérature anglaise à Oxford. Lewis a quitté l’école en 1954 après 25 ans pour prendre la chaire de Littérature Médiévale et de la Renaissance  à Cambridge, où il est resté jusqu’à sa mort en 1963.

On dit que la série de Narnia est une allégorie chrétienne avec le lion Aslan représentant Jésus-Christ, mais ironiquement, Lewis était athée pendant plus de 15 ans. Il devint athée à l’âge de 15 ans, et ce n’est qu’en 1929 qu’il devint théiste et en 1931 qu’il devint chrétien, influencé par les écrits de G.K. Chesterton et les conversations avec son bon ami J.R.R. Tolkien, un chrétien pieux et plus tard auteur du Seigneur des Anneaux. (note du traducteur: Tolkien a toujours regretté que Lewis se « contente » de devenir Anglican et ne traverse pas le Tibre en rejoignant la Sainte Eglise Catholique)

« La tactique du Diable » a été publié en 1942 pendant la Seconde Guerre mondiale et est dédié à Tolkien. C’est son travail le plus connu après la série Narnia. C’est un livre fascinant, non seulement comme une satire brillante sur la façon de penser d’un démon – très machiavéliquement – mais aussi comme un aperçu de la vision de Lewis sur la façon d’être un bon chrétien et combien il est facile d’être détourné de ce chemin .

On pourrait se demander pourquoi moi, athée avoué, (note du traducteur: l’auteur original de l’article bien sûr 😉 ) je voudrais lire un tract apparemment religieux.

Premièrement parce qu’il s’agit d’un travail de fiction philosophique portant sur des questions morales qui peuvent être appréciées en tant que telles.

Deuxièmement parce que c’est un travail de fiction fantastique avec une prémisse intrigante.

Et troisièmement parce que j’avais trouvé quelque part une citation du livre qui semblait particulièrement intéressante d’un point de vue libertarien.

Le livre, malgré son style épistolaire, a une intrigue. Le roman se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale, et la guerre joue un rôle mineur dans l’histoire. Le démon Wormwood (note: un démon débutant) travaille sur un humain particulier, un homme connu sous le nom du « patient ». Il cherche le conseil de Screwtape (note: un démon expérimenté) sur la façon de tenter l’homme vers le péché pour finalement lui faire perdre son âme pour « notre Père qui est dessous« . (note du traducteur: vous aurez compris, que les démons inversent tout dans leurs paroles)

Ce qui est important dans l’histoire, c’est la subtilité de la vision de Lewis sur le bon et le mauvais comportement – en un mot, sur le péché. Wormwood cherche le gros lot. Il veut que son homme pèche de manière éclatante. Screwtape déconseille cela, suggérant qu’un chemin plus fructueux, plus susceptible de se terminer par le succès, est de briser l’âme de l’homme pas à pas en ensemençant son esprit de doutes et de tentations subtiles.

Lewis se concentre sur divers péchés spécifiques, y compris la gourmandise, la fierté et le désir sexuel. Il dédie plusieurs lettres au sexe, à l’amour et à la luxure. Mais en discutant de tout cela, le démon Screwtape les voit surtout comme un moyen d’instiller de mauvais sentiments – sentiments de pharisaïsme, d’envie et de fierté. Ils sont les vrais péchés, affirme-t-il.

À un moment donné, « le Patient » tombe amoureux. Et pas avec n’importe qui, mais avec une pieuse fille chrétienne. Lewis brode en décrivant l’horreur de Screwtape à cette tournure des événements:

« J’ai regardé le dossier de cette fille et suis horrifié de ce que je trouve. Pas une simple Chrétienne mais une très Chrétienne – une jeune fille vile, furtive, minable, sage, monosyllabique, une souris, larmoyante, insignifiante, virginale, banale. La petite brute. Elle me fait vomir. Elle pue et brûle à travers les pages mêmes du dossier. Cela me rend fou, la façon dont le monde a empiré. On l’aurait jeté dans l’arène des lions dans l’ancien temps. C’est ce qu’il lui faut. Non qu’elle fasse beaucoup de bien là non plus. Une petite tricheuse à double face (je connais le genre) qui a l’air de s’évanouir à la vue du sang et de mourir ensuite avec un sourire. Une tricherie dans tous les sens. Elle a l’air parfaitement innocente et pourtant elle a un esprit satirique. Le genre de créature qui ME trouverait drôle! Sale  petit prude insipide – et pourtant prête à tomber dans les bras de ce fou comme n’importe quel animal reproducteur. Pourquoi l’Ennemi ne la détruit pas pour ça s’il est tellement en faveur de la virginité – au lieu de ça il regarde de loin en souriant? »

Comme vous pouvez le voir, Screwtape est un diable plutôt pétulant qui n’a que peu de considération pour la race humaine, sauf comme fourrage pour les feux de l’Enfer.

La vertu du désintéressement

Une lettre qui intéressera les libertariens et les objectivistes est la numéro 26, qui traite du désintéressement. Le démon Screwtape commence par un commentaire cynique selon lequel « la parade nuptiale est le moment de semer ces graines qui grandiront dix ans plus tard en haine domestique« . Il continue en remarquant que le département de Philologie de l’Enfer a fait de grands progrès en substituant le mot négatif désintéressement « à la charité positive de l’ennemi« . Et les sexes voient la question différemment: «Une femme comprend le désintéressement principalement comme prendre de la peine pour les autres, un homme le comprend comme ne pas donner de peine aux autres.»

Chaque sexe, alors, peut considérer l’autre comme excessivement égoïste, en particulier lorsque l’attraction physique s’est dissipée. «L’enchantement érotique, écrit Screwtape, produit une complaisance mutuelle où chacun est vraiment heureux de céder aux vœux de l’autre.»

Un tentateur réussi doit faire croire au couple que ce degré de don l’un pour l’autre est « une Loi pour toute leur vie conjugale » si bien que quand la passion s’effacera, « ils ne verront pas le piège, car ils sont sous la double cécité de confondre l’excitation sexuelle avec la charité et de penser que l’excitation durera. »

Lewis résume brillamment la folie de professer le désintéressement comme un idéal:

« En discutant de toute action commune, il devient obligatoire que A plaide en faveur des souhaits supposés de B et contre les siens, tandis que B fait le contraire. Il est souvent impossible de connaître les véritables souhaits de l’une ou l’autre des parties; avec de la chance, ils finissent par faire quelque chose que personne ne veut faire, tandis que chacun ressent une lueur de pharisaïsme et revendique secrètement un traitement préférentiel pour le désintéressement montré et une rancune secrète contre l’autre pour la facilité avec laquelle le sacrifice a été accepté. »

Le jeu du Désintéressement est encore plus amusant quand plus de deux joueurs sont impliqués. Supposons qu’on propose d’aller au restaurant. Un des membres du groupe dit clairement qu’il préférerait ne pas y aller, mais qu’il le fera parce qu’il ne veut pas être égoïste. Les autres retirent immédiatement la proposition «parce qu’ils ne veulent pas être utilisés comme ceux sur lesquels le premier interlocuteur pratique de petits altruismes».

Le premier interlocuteur rétorque alors qu’il fera ce que les autres veulent:

« Bientôt quelqu’un dira: «Très bien, je n’irai pas au restaurant du tout! et alors une vraie querelle s’ensuit avec un amer ressentiment des deux côtés. Vous voyez ce qu’il s’est passé? Si chaque partie avait été franchement en concurrence pour son propre désir réel, ils seraient tous restés dans les limites de la raison et de la courtoisie; mais seulement parce que la dispute a été inversée et que chaque camp combat la bataille de l’autre, toute l’amertume qui découle réellement de l’arrogance, de l’obstination et des rancunes accumulées des dix dernières années leur est cachée par le ‘désintéressement’ nominal ou officiel de ce qu’ils font ou, au moins, qu’ils utilisent comme excuse. Chaque côté est, en effet, tout à fait conscient du désintéressement bon-marché de l’adversaire et de la position fausse dans laquelle il essaye de le forcer; mais il parvient à se sentir innocent et maltraité lui-même, sans plus de malhonnêteté que ce qui est naturel à un humain. »

Le point ici, bien sûr, est que le désintéressement, loin d’être une vertu, est un piège séduisant qui conduit aux péchés du ressentiment, de la haine, et de la misanthropie.

Lewis donne deux citations délicieuses ici. La personne qu’il cite n’est pas spécifiée et certains spéculent qu’il se cite lui-même.

Première citation: «Si les gens savaient à quel point le désintéressement occasionne comme rancune, on ne le recommanderait pas aussi souvent depuis la chaire.»

Deuxième citation: (J’aime vraiment celle-là!) « Elle est le genre de femme qui vit pour les autres – vous pouvez toujours le voir par l’expression fuyante de ces autres. » Hou la la! Ca brûle! 🙂

Ceux qui sont familiers avec l’argument d’Ayn Rand pour l’égoïsme en tant que vertu seront frappés par la description de Lewis du Désintéressement comme un outil subtil dans la boîte à outils du diable.

La Tactique du Diable finit avec le patient partant en guerre et se faisant tuer, fiancé à une femme chrétienne, rempli d’amour chrétien avec une âme destinée au Ciel. Wormwood a échoué misérablement et son destin est de devenir le casse-croûte des autres diables, Screwtape notamment.

« Screwtape propose un toast »

Les éditions ultérieures comprennent un essai supplémentaire, rédigé à la demande du Saturday Evening Post en 1959. Il s’appelle « Screwtape propose un toast », un discours donné par notre vieux diable sage à la promotion des jeunes diplômés, à l’occasion du dîner annuel de l’Université d’entraînement des tentateurs pour jeunes démons. Cet essai est meilleur que toutes les extraits précédents combinés. Rien de moins que brillant. (Vous pouvez en lire une partie dans le Saturday Evening Post original ici).

« Monsieur le Principal, votre Imminence, votre Disgrâce, mes Epines, Verreux et Gentildiables« , commence-t-il. Ce qui suit est une attaque contre la démocratie moderne. Comme il s’agit d’un discours du diable, il s’agit en réalité d’un discours faisant l’éloge de la démocratie, mais pour toutes les mauvaises raisons. J’ai inclus de généreux extraits dans la description qui suit, mais il vaut la peine d’obtenir l’essai et de le lire dans son intégralité. Il est vraiment remarquable.

Il commence par s’excuser pour le médiocre dîner qu’ils ont apprécié. « Il serait vain de nier que les âmes humaines dont l’angoisse nous a régalés ce soir étaient d’une qualité médiocre: toute la cuisine la plus habile de nos bourreaux ne pouvait les rendre meilleures qu’insipides. »  Lewis écrit avec beaucoup d’esprit et de goût.

Oh qu’il serait bon de croquer un Hitler ou un Henry VIII, opine-t-il. Cela serait vraiment savoureux! Mais ce qui leur manque en qualité, ils le compense par la quantité. « Gastronomiquement, tout ceci est déplorable … Mais nous n’avons jamais eu d’âmes en plus grande abondance. » Pourquoi est-ce le cas?

Screwtape rappelle la fin du 19ème siècle et le mouvement vers la liberté sur terre. Un mouvement regrettable qui a fait disparaître l’esclavage et inauguré une nouvelle ère de liberté. Les gens devenaient «plus propres, plus ordonnés, plus économes, mieux éduqués et encore plus vertueux». Pas bon pour le royaume satanique. Mais grâce à une contre-attaque orchestrée par «Notre Père qui est en-dessous», le désastre a été évité.

«Caché au cœur de cette lutte pour la liberté, il y avait aussi une profonde haine de la liberté personnelle», explique Screwtape. Cette condition a ensuite été exploitée par Jean-Jacques Rousseau. « Dans sa démocratie parfaite, vous vous souvenez, seule la religion d’état est permise, l’esclavage est rétabli, et on dit à l’individu qu’il a vraiment voulu (bien qu’il ne le sache pas) tout ce que le gouvernement lui dit de faire. » Cela a conduit à la fois aux dictatures nazies et communistes. (J’ai discuté de l’influence de Rousseau en détail dans un autre essai sur mon blog, The Jolly Libertarian.)

Mais l’essence du but satanique est de tenter les individus. L’Ennemi (note: Dieu ici), dit-il, cherche à sauver les âmes individuelles. Et tandis que le mal à grande échelle comme le nazisme et le communisme sont certainement de bonnes choses, il existe un moyen plus insidieux de corrompre l’âme – la démocratie. Comme il le dit aux jeunes tentateurs diplômés:

« La démocratie est le mot avec lequel vous devez les conduire par le bout du nez. Bien sûr, c’est lié à l’idéal politique que les hommes doivent être traités de la même manière. Vous faites ensuite une transition furtive dans leur esprit de cet idéal politique à une croyance factuelle que tous les hommes sont égaux. Surtout l’homme sur lequel vous travaillez. En conséquence, vous pouvez utiliser le mot Démocratie pour créer dans sa pensée le sentiment le plus dégradant (et aussi le moins agréable) de tous les sentiments humains. »

Ce sentiment, dit-il, est celui qui dit «Je suis aussi bon que vous». Cela lui permet «d’introniser au centre de sa vie un bon et solide mensonge retentissant, je ne veux pas dire simplement que sa déclaration est fausse de fait, qu’il n’est pas plus égal à tous ceux qu’il rencontre dans la bonté, l’honnêteté et le bien. Je veux dire qu’il ne le croit pas lui-même, aucun homme qui dit « je suis aussi bon que vous » ne le croit, il ne le dirait pas si c’était le cas. »

« La demande d’égalité« , poursuit-il, « en dehors du champ strictement politique, est faite seulement par ceux qui se sentent en quelque sorte inférieurs. » Cette conscience purulente conduit au ressentiment. Le malade «déteste toute sorte de supériorité chez les autres, la dénigre, veut son anéantissement». Cela conduit à une demande d’uniformité. Personne ne devrait être différent. « Ils n’ont pas à être différents. C’est antidémocratique. »

Fut un temps où cette attitude était appelée « l’envie« , note-t-il. Et cela était considéré comme odieux. « La nouveauté charmante de la situation actuelle est que vous pouvez l’approuver – la rendre respectable et même louable – par l’utilisation incantatoire du mot démocratique. » Cela permet à ceux qui sont inférieurs de rabaisser les autres à leur niveau.

Screwtape continue en soutenant que la démocratie fait maintenant ce que les tyrans faisaient par le passé. Il raconte l’histoire d’un dictateur qui demande conseil à un autre dictateur. Le deuxième dictateur l’emmène dans un champ de maïs et, avec sa canne, arrache toute tige de maïs qui dépasse les autres d’un pouce.

« La morale était claire. Ne laissez aucune prééminence parmi vos sujets. Que personne ne vive en étant plus sage, ou meilleure, ou plus célèbre, ou même plus belle que la masse. Coupez-les tous au même niveau; tous des esclaves, tous des numéros, tous des moins que rien. Tous égaux. Ainsi, les tyrans pouvaient pratiquer, dans un sens, la «démocratie». Mais maintenant, la «démocratie» peut faire le même travail sans autre tyrannie que la sienne. Personne n’a maintenant besoin de traverser le champ avec une canne. Les petites tiges vont maintenant d’elles-mêmes mordre le sommet des grosses tiges. Les grands commencent à se mordre eux-mêmes dans leur désir d’être comme toutes les tiges. »

Détruisez leur individualité et vous détruisez leur âme.

Que dire de la Démocratie dans l’Education

Screwtape loue le fait que cette perversion de l’idéal démocratique a fonctionné dans le système éducatif. «Les cancres et les fainéants ne doivent pas se sentir inférieurs aux étudiants intelligents et industrieux. Cela serait« antidémocratique ». Les différences individuelles « doivent être déguisées »:

« Les enfants qui sont capables de passer à une classe supérieure peuvent être artificiellement retenus parce que les autres subiraient un traumatisme – Par Belzébuth, quel mot utile! – en étant laissé derrière. L’élève brillant reste donc démocratiquement enchaîné à son groupe d’âge tout au long de sa scolarité, et un garçon qui serait capable de s’attaquer à Eschyle ou Dante est assis en écoutant les tentatives de son condisciple d’épeler UN CHAT EST ASSIS SUR LE TAPIS. »

Le mantra « Je suis aussi bon que toi » va détruire l’éducation, dit-il. «Nous n’aurons plus à planifier et à travailler pour répandre l’imperturbable vanité et l’incurable ignorance parmi les hommes», dit-il aux démons diplômés. « Les petites vermines le feront pour nous« .

Tyrannie contre Démocratie

Bien que la tyrannie soit préférable, Screwtape met en garde de ne pas sous-estimer les germes d’autodestruction inhérents à la démocratie:

« Car la «démocratie» ou «l’esprit démocratique» (au sens diabolique) conduit à une nation sans grands hommes, une nation majoritairement illettrée, moralement flasque par manque de discipline pendant la jeunesse, pleine d’outrecuidance que la flatterie a engendrée de l’ignorance, et douce par la dorlotation perpétuelle. Et c’est ce que l’enfer souhaite pour tous les peuples démocratiques. »

Mais il prévient, ne travaillez pas en pensant que le sort des nations est plus important que celui des individus:

« Le renversement des peuples libres et la multiplication des états esclavagistes sont pour nous un moyen (en plus d’être amusant bien sûr); mais la finalité réelle est la destruction des individus. Car seuls les individus peuvent être sauvés ou damnés, peuvent devenir des fils de l’Ennemi ou de la nourriture pour nous. La valeur ultime, pour nous, de toute révolution, guerre ou famine réside dans l’angoisse individuelle, la trahison, la haine, la rage, et le désespoir qu’elles peuvent produire. « Je suis aussi bon que vous » est un moyen utile pour la destruction des sociétés démocratiques. Mais il a une valeur beaucoup plus profonde comme fin en soi, comme état d’esprit qui exclut nécessairement l’humilité, la charité, le contentement et tous les plaisirs de la gratitude ou de l’admiration. Il détourne l’être humain de toutes les routes qui pourraient le mener au Ciel. »

Ce sont des propos puissants et plus pertinents que jamais dans notre société de messages d’avertissements (trigger warning), d’ego meurtri, d’indignation vertueuse et de haine.

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